En eaux profondes

Une dépression est annoncée pour ce week end annonçant rafraîchissement par des pluies et des orages. Enfin de l’eau pour notre nature. Une pêche était prévu ce samedi et j’allais me retrouver seul jusqu’à la veille ou mon ami Pierrot se proposa de m’emmener pour passer cette journée de pêche ensemble. Une météo plus clémente à l’ouest de Paris et des Orages, pluies vers la Bourgogne … Peu importe on décide de prendre le risque, direction La Côte d’Or pour la traque de ces ombres et de ces truites. La rivière me manque …

IMG_20150809_125202 On retrouve vite les bords de la Seine et nous choisirons d’un accord commun un secteur avec de belles fosses. A notre arrivé, le temps est couvert et orageux avec dès le début une légère pluie qui s’invite. Un temps au top ou malgré la faible luminosité extérieur, la rivière reste un aquarium et on distingue très rapidement les premiers beaux ombres. La pêche en plein mois d’août n’est pas la meilleure et nous sommes déjà sur la pente descendente vers la fermeture proche de la 1ère catégorie. Que la saison passe vite…

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C’est le royaume de la pêche à vue en sèche ou en nymphe. Les poissons ont été sollicité depuis l’ouverture par de nombreux pêcheurs et même les ombres habitués à rester en place se comportent différemment en prenant parfois des fuites digne d’une truite. L’approche et la pêche devra être discrètes et soignées pour tirer son épingle du jeu dans cette arène surpêchée mais tant magique.  

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Malgré la sécheresse des 2 mois passés, le niveau semble très correcte et ce secteur à l’avantage d’avoir de très belle zone de profondeur ou les poissons se positionne. Ces fosses apportent oxygène, nourriture et sécurité pour ces grands poissons. La pêche n’est vraiment pas évidente dans ces secteurs car parfois le poisson se trouve dans 2m voir 3m de profondeur. La magie de la pêche à la nymphe à vue prend tous son sens. Faire descendre le plus naturellement possible sa petite nymphe dans la couche d’eau jusqu’au poisson recherché. A de telles profondeurs avec des petites nymphes sur des hameçons compris entre 16 et 20, il est quasiment impossible à partir d’un certain moment d’observer sa nymphe évoluée. Il faudra alors deviner sa dérive toute en observant l’ombre convoîté.

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L’instant magique apparaît lorsque vous voyez le comportement du poisson changé. La dérive est parfaite, la nymphe est descendu naturellement traversant cette grosse couche d’eau. L’ombre se décale pour aller saisir sa proie et ouvre grand la bouche … La magie opère, un pur moment entre cet instant ou le poisson se saisit de la nymphe, l’interprétation du moucheur suivi de son ferrage. Et ferrer un ombre de plus de 40cm dans une eau claire comme un aquarium avec 2-3m de fond c’est un moment plus que magique et une superbe récompense entre l’approche, le lancer et surtout la dérive. Le choix de la nymphe est aussi primordiale entre sa taille, son aspect et son poids. Les poissons de la Haute Seine en voient passer des milliers donc chaque détail compte et chaque prise est une récompense pour le moucheur.

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Et en fin de matinée, j’aurai réussi 3 supers coups dans des zones profondes pas évidente avec 3 magnifiques ombres entre 42 et 46cm dont leur défense aura été majestueuse avec de beaux rush et quelques chandelles !! Les 2 premiers se sont déplacées vers la nymphe et on ouvert la bouche comme des gorets affâmés (pourtant il était pas entrain de nympher) et le dernier aura été pris à ras du fond. Je voyais plus ma nymphe et le plus gros poisson de la zone se décale et vient broûter le fond une première fois j’anime légèrement il poursuit en avançant et j’en déduit qu’il est sur ma nymphe car avant de l’attaquer il était immobile. Ferrage et je ressens ce gros ombre comprimer mon blank …

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Pierrot fera un joli ombre en nymphe à vue malgré que ça soit pas sa pêche de prélidection mais il s’en sort pas trop mal. Je toucherai 2 petits ombrets de 10cm qui est très bon signe comme quoi le poisson se reproduit et on observe différente tranche d’âge au bord de la rivière. La relève est assurée.

Après un bon repas, on décide de changer de secteurs et de remonter sur l’amont de la rivière. Je commencerai par décroché 2 truites à vue à la nymphe-noyée, elle déclenche l’attaque lorsque la nymphe passe devant leur nez avec la pression du courant et de la ligne. Un beau poisson dans le lot se décrochera. Quelques gobages apparaîtra enfin sur l’eau et Pierrot pourra enfin pêché en sèche pour son plaisir. Jusqu’au soir la pêche en sèche nous apportera pas mal de poissons surtout des ombres. C’était pas des gobages réguliers mais si la mouche passe au bonne endroit, il y avait de grandes chances que le poisson monte la saisir (bien entendu faut avoir une bonne mouche d’ensemble)

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J’espère pouvoir revenir encore une fois sur cette magnifique rivière avant la fermeture, on devient vite accroc de la pêche en profondeur ou chaque poisson est mérité. Merci à mon ami Pierrot pour cette journée et maintenant place aux préparatifs pour une session mouche fin août avec je l’espère de beaux clichés comme souvenir …

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Relachez vos rêves …

2 réflexions sur « En eaux profondes »

  1. Magnifique, connaissant très bien le parcours aval , je sais que c’est l’un des plus difficile, et surtout à cette époque!
    Vraiment pas simple de les pêcher dans une telle profondeur.
    Félicitations pour ces superbes poissons.

    1. Merci JM51 🙂
      C’est vrai que ce parcours n’est pas simple mais tellement joli avec ces fosses, ces courants et ces poissons qui les hantent ! Un terrain de jeu ou on prend vite goût.
      Au plaisir de se croiser là bah 😉
      Cyril

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