Fermeture sous le signe automnale

En ce samedi 16 septembre, je foule les berges lors d’une dernière virée en terre champenoise en compagnie de mon ami Pierre. Une fermeture sous le signe automnale car la journée restera très fraîche. Un petit 7 degrés en matinée, 14 au plus chaud de la journée, des averses en après midi avec un gros orage… mais il nous en fallait plus pour nous démotivé. 

4 secteurs de visité sur cette magnifique rivière ou malgré un temps pas très opportun, Nous avons pu profiter de la pêche à vue 

Une vingtaine d ombres a vue verront le filet mais malheureusement pas de truites. J en ai aperçu qu une de la journée c est pour dire l état de certains secteurs de nos rivières mais heureusement qu’on pouvait compter sur nos chers ombres qu’il fallait aussi localiser sur certains biefs 

Rivière large me fesant penser à un instant a la Dordogne mais une pêche différente.

Et en ce dernier jour, un gros orage s abbat. On n arrête de pêcher et on se cale dans la voiture sur un nouveau secteur. La pluie commence à cessé. Nous descendons pour visionner ce nouveau secteur. Un premier rond, un second… sans hésitation on repars dans l eau et sent suit 1h30 d éclosion magique de petites éphémères… une dizaine de poissons chacun pour clôturer cette belle saison 2017… 

Seul bémol mes waders qui ont pris l eau… La malchance me poursuit dans les waders mais je les sollicite pas mal.

Bonne arrière saison a vous 

Summer, dernier instant en nav

La fin saison est bien là, avec un dernier week end en perspective pour profiter d’une dernière pêche avant de laisser nos chères amies tranquilles. Elles l’auront bien méritée. J’ai encore des souvenirs pleins la tête. Des grands moments, surtout quand on est au bord de l’eau. Mais avant de faire un bilan sur la saison 2017 qui j’espère se finira pour ma part cet automne sur la Belle, un petit « come back » sur mes dernières sorties estivales de cette été fin juillet. 4 matinées de rêve à vue, des conditions pas estivales car le soleil se faisait rare mais au top pour débusquer à vue de belles farios …Malgré les vacances, les berges sont tjrs autant prisé et les poissons commencent à être très éduqué mais lorsqu’on est dans son élément au bord de l’une de ces rivières de cœur, la magie s’opère naturellement et vous offre de grands moments …Pêche assez fine, nymphe légère, placement et dérive contrôlés rapportent son lot de surprise …En 4 matinée, une 40taine de poissons de touchés avec quelques beaux poissons entre 50 et 60 ! Changement radicale entre mon séjour d’avant avec les zébrées et ici !Mais ces voyages sont complémentaires car ce ne sont pas la taille des poissons qui compte mais la qualité et la technique de pêche de l’endroit choisi. Cette résurgence reste difficile quand on ne la connaît pas mais un bon pêcheur arrivera toujours à s’en sortir. Dans le sud, les zébrées étaient un cran plus éduqué et même capricieuse ! J’ai dû vite m’adapter au risque de passer à côté de ma pêche. Mais c’est ça qui est bien dans la pêche, on sait jamais d’avance ce qu’on va vivre au bord de l’eau et l’expérience vécu permet ensuite de penser au lendemain avec de nouveau projet et parfois une nouvelle vision au terrain (réalisation de nymphe, approche différente, technique différente etc).

Quelques photos souvenirs de cet été … l’arrière-saison risque d’être longue mais pour continuer à rêver, je garde quelques photos en réserve (mon plus beau poisson de l’été en autre) pour un prochain article …

Une fin de séjour magique avec une matinée de rêve avec une quinzaine de poissons touchés. Malheureusement on perd quelques poissons sur des décroches avec une belle casse dans le lot sur un beau poisson traversant des arbres immergés. Mais dans l ensemble une belle réussite et de grands moments. 

A bientôt et bonne rentrer à tous !

Evasion sauvage

Un petit coin de rêve loin de la vie parisienne, du stress et de la vie à 100 à l heure. De l évasion dans un cadre sauvage loin des foules de pêcheurs recherchant le poisson trophée. Seul au monde où presque ou seules les zebrees et ces rivières translucides comme compagnons de route pour vivre de charmante vacance en famille… Il faut savoir parfois s isoler pour vivre pleinement de sa passion et il reste encore quelques trésors en France. Une pêche fine et délicate en nymphe à vue sur des poissons très pointilleux dans ces eaux claires. La méfiance ajouté a des conditions estivales a donné du piment à ma pêche mais l adaptation sur ces rivières ne sait pas fait attendre et j ai pu profiter pleinement de mes matinées entre 6h et 9h pour leurrer de jolies zebrees avec une moyenne assez correcte pour ces rivières ou la maille est à 20-23cm… du plaisir, du partage aussi avec des pêcheurs rencontrés, et des images pleins la tête qui vont illuminé mon blog…

Des décors a couper le souffle abritant des poissons aux robes splendides…

Certains secteurs abritaient de jolies bébés et il fallait être appliqué et soigneux dans les approches… toutes les nymphes ne marchaient pas sinon ça aurait été un jeu d enfant mais une fois qu’on a trouvé l approche et les bons modèles les choses sérieuses pouvaient commencer 😊Le royaume de la nymphe a vue ou parfois les conditions ont été très compliqué a cause du vent mais quand il se calme, la magie s opère des poissons sauvages très éduqués pour certains mais quelques beaux poissons entre 35 et 40cm seront séduit pour mon plus grand plaisir connaissant la difficulté de ces lieux … 
J ai croisé la route de 2 très gros poissons… le premier était collé au fond sur une graviere, je lance du bord ma nymphe bien en amont et j observe la graviere car plusieurs poissons y sont. Soudain le gros poisson se décolle lentement du fond et sort de son silence. Il monte jusqu’à mi hauteur et ouvre en grand le bec. Je crois rêver et je me dis c est pas pour ma nymphe … Je ferre  bien entendu et je vois cette grosse masse se tortiller et faire son premier rush que j arrive à maîtriser. Je suis en hauteur et des branches immergées se trouvent devant moi. Pensant trop risqué je décide de partir sur ma gauche pour rejoindre un accès moins profond mais je fais l erreur en avançant dans les herbes de ne plus regarder le poisson. Gros rush du poisson qui sort hors de l eau en chandelle. Je casse nette… j ai laisse passer ma chance car le second poisson a été observé dans une zone interdite à la pêche… 

Quelques coups du soirs qui seront resté dans l ensemble très calme au niveaux activités. J arriverai cependant a prendre quelques poissons en sèche et ça reste toujours sympa quand un beau poisson est de sortie  Ce séjour fut l occasion de poursuivre mes impressions plus que positif sur ma nouvelle soie, une soie naturelle furtive de chez Antonio Perez. Une soie très fine qui se marie agréablement bien avec ma st Croix legend 9p #4. J ai mis du temps à passer le cap et pourtant depuis longtemps mon ami pêcheur qui est Pierrot me conseilla. J ai perdu du temps mais ça sera pour mieux me rattraper car quels bonheurs de pêcher avec une soie naturelle pour sa discrétion son posé soigneux et ces arrachées délicats… pour preuve elle m a pas quitté des vacances et j ai enfin trouvé la soie qui correspond au vivarelli et aux peches estivales. Pour preuve lors de la seconde partie de mes vacances j ai fait vibrer le vivarelli 😊

Et la photo du séjour lorsque le dernier jour nous emjambons pour la dernière fois le pont de la rivière de ces vacances… le choc et grosse surprise… une rivière verte fluo sur plusieurs kilomètres… a bientôt belle région mais l aventure pour moi n allait pas s arrêter la… 

Come back

Je rentre tous juste de congés estivales et avant de vous faire partager la saga de l’été au bord de magnifiques rivières, un petit retour en arrière de quelques clichés d avant le mois de juillet en Nav… 

La pêche devient de plus en plus compliqué au vu du nombre de pêcheurs pratiquant ce secteur, sa réputation dépasse la région et les pêcheurs de tout la France viennent sur la rivière. Néanmoins la pêche reste passionnante pour le pêcheur de nav car quel plaisir de pêcher à vue des poissons éduqués et où il faut pêcher au plus juste pour tirer son épingle du jeu des poissons a la robe cuivree magnifique et avec une défense au top… 

Le milieu de saison aura vraiment été riche en émotions. Certe je n’ai plus le même laps de temps pour pêcher  (fini les journées entières) mais le peu de temps qui me reste lors d’une sortie de pêche me procure de belles sensations et me perfectionne encore plus dans ma pêche  (On a tjrs a apprendre) et je suis satisfait de ces sorties rapides… Des poissons bien gras au combat explosif comme ce magnifique poisson de 40+ large comme un dauphin qui m aura fait crapahuter dans la rivière… ce sont pas forcément les plus gros poissons qui ont la meilleur défense même si parfois sur des pointes fines, le poids et la taille des poissons jouent dans la balance 

la passion pour la photographie prend aussi sa place dans la pêche a la mouche comme lors de ce cliché pris à l instantané en immortalisant un beau souvenirPlace aux pêches estivales maintenant, une période délicates avec bcq de monde au bord de l eau sur certaines rivières, des poissons qui commencent à connaître la musique, et tout son lot de surprises. Ça sera avant tous pour moi des vacances en famille s éloigner du quotidien et bien entendu se faire plaisir avec quelques petites pêches… En espérant pourquoi pas croiser une belle dame comme celle ci frôlant la barre magique des 60… mais l essentiel sera de profiter de ces vacances en famille 2 belles destinations au programme… a bientôt et bonne vacances pour ce qui partent en août ! La saga de l été prochainement

Plaisir en terre Normande

Très peu de sortie d’une journée cette année donc quand une vient à se présenter, on en profite à fo­nd. Direction en ce samedi, la Normandie ou coule de très jo­lie rivière. Certain­es seront à découvrir mais pour cette jo­urnée, nous choisiss­ons une valeur sûre ou nous pourrons pro­fiter d’un secteur privé et d’un secteur réciprocitaire.

Nous avons la chance de­puis 3 ans de faire partie d’une associa­tion de pêche non ré­ciprocitaire et de pouvoir bénéficier de plusieurs parcours très intéressant pour la pêche à la mouc­he. On est un petit groupe de moucheur ou nous partageons no­tre passion.

Après 2 heures de ro­ute, nous arrivons sous un ciel menaçant. La veille j’avais eu le président pour connaître l’état de la rivière. Niveaux parfait et assez cl­air. Nous n’aurons pas de mal à localiser les poissons. La végétation a explosé, la rivière est magn­ifique avec ces kilo­mètres d’herbiers. Nous choisirons le se­cteur de la cabane car d’après ces infor­mations, il resterait quelques belles Arc en ciel de +50. Ce n’est pas ce que je recherche en premier mais ferrer un tel poisson, c’est parf­ait pour les sensati­ons au combat.

Je partirai de l’aval pour remonter vers l’amont en nymphe à vue. Un petit gamma­re pour commencer l’­approche et dès les premiers poissons de repérer, j’ouvrirai le bal avec 2 ombres de suite.

Je tombe sur 4 individus qui semblent moins encl­in à mon imitation. Changement mais ils semblent désintéress­er. Pas grave je m’a­ttarde pas et poursu­is mon chemin en esp­érant croiser une be­lle truite.

Arriver dans un cour­ant un peu plus sout­enu, j’aperçois enfin une truite de 35cm. J’arbalète jusqu’à faire décaler et ou­vrir la gueule de la truite. Ferrage mais elle se décroche et se recale sur son poste. Je réessaye mais un plus gros poi­sson sorti des branc­hes de la berge d’en face la chasse et se cale juste un peu plus loin. Enfin un très beau poisson. Après quelques lancers en arbalète le poi­sson se lève légèrem­ent et ouvre le bec. Ferrage appuyer, le poisson fait un gros remous en surface avant de prendre la direction du courant et de la berge d’en face. C’est parti pour un beau combat surtout que je suis en 9 centièmes mais grâce à la canne et la maîtrise du combat, je glisserai cette magnifique Arc en Ciel.

Je finirai ce secteur avec pas loin d’une dizaine de poissons de sortis, majorit­airement des ombres. Une petite nymphe en 18, les fera succo­mber après avoir ess­ayé 2-3 modèles sans succès.

Il est déjà l’heure de manger et ça sera un moment convivial et d’échanges entre passionnés.

Après cet encart, di­rection un secteur réciprocitaire très connu. En arrivant sur les lieux on se re­nd compte que 4 pêch­eurs l’ont pêché en matinée. Ils sont en­train de finir leur repas. Pas grave on va tenter ici surtout qu’il y a de beaux ombres et de belles farios.

Une pêche plus techn­ique se dessine, cha­que poisson semble éduqué et il faudra s’adapter à cette sit­uation. Ce n’est jam­ais évident de passer derrière des pêche­urs. Mais mon expéri­ence sur cette riviè­re et mes quelques modèles spéciales omb­res m’apporteront qu­elques poissons bonus à cette journée do­nt quelque un de bel­les tailles et défen­dant chèrement leur peau.

J’en louperai certains ou la rapid­ité d’évacuation de la nymphe par le poi­sson est stupéfiante … Je devine l’engam­age de ma nymphe au moment de voir l’exp­ulsion par un mouvem­ent de la tête du po­isson mais malheureu­sement c’est trop ta­rd le poisson a recr­aché la nymphe… Comme quoi on peut tjrs faire mieux mais dans l’ensemble je suis satisfait de cette après-midi avec 7 om­bres de sortis.

Mes compères ont eu moins de chance, mon père décroche 2 poissons et Pierre ne fait pas mieux.

Seul regret sur l’at­taque d’une truite fario de 50 sur la be­rge opposée. Elle est postée entre des branches surplombant l’eau mais semble ac­tif car j’observe 2-3 nymphages. Je chan­ge de nymphe car sur ce genre de poisson, je n’utilise pas les mêmes nymphes que pour l’ombre. Pas envie de subir une dé­croche à cause d’un petit hameçon. J’aff­ine mon lancer mais le vent présent depu­is l’après-midi n’ai­de pas pour la prése­ntation et à tendance à faire passer le bas de ligne avant la nymphe. Un lancer légèrement plus loin à ras de la berge d’en peu d’eau, me fa­it décaler la truite d’un mètre pour ven­ir se saisir je supp­ose de ma nymphe avec bouche ouverte à ce moment-là. Mais je ferrerai dans le vi­de. Que s’est-il pas­sé, ferrage trop tôt ou pas… J’avais lai­ssé passer ma chance sur un tel poisson car c’est si rare de les voir nymphée ic­i. L’occasion ne se représentera pas car elle rechangera de poste et ne reviendra plus ici.

Pas grave, la journée était bien remplis et nous pouvions re­ntrer après cette jo­urnée entre passionn­ée sur cette belle rivière…

Relachez vos rêves …

Matinée heureuse

Le retour au bord de l’eau arrive enfin. Nous sommes dans la meilleure période de l’année et je vais pouvoir profiter de quelques sorties matinales lors d’un séjour en famille en vacance.Il faut savoir allié pêche-famille et détente. Mes créneaux seront court et même si le début de matinée n’est pas évident sur certains spots par manque de visibilité pour la pêche à vue, on a un sentiment merveilleux de se retrouver à l’orée du jour pour traquer les truites. La nature s’éveille, le soleil perce l’horizon et on se retrouve souvent seul sur un secteur qui est souvent gage de réussite pour débusquer un beau poisson car ils sont souvent actif au levée du jour. J’arrive vers 6h sur les lieux après 30min de route. Le réveil en ce moment est pas trop difficile, surement l’excitation de se retrouver au bord de l’eau. Pour cette matinée, j’ai décidé de me diriger vers un secteur plus en aval que j’adore mais qui souffre d’un fort prélèvement actuellement mettant la population de truite en baisse. Mais j’apprécie ce bief « question de coup de cœur » et je sais que tout est possible. Du pire comme le meilleur. Au réveil, le temps était assez clair mais petit à petit un voile gris apparaît et la visibilité sous l’eau se fait nettement ressentir. L’eau est de plus blanchâtre je trouve.  Cela devient compliqué pour repérer les truites en poste. Je connais bien leur habitude mais pas évident dans ces conditions, j’en décalera 3-4 sans que je puisse les attaquer. J’arrive néanmoins à attaquer une en poste dans une bonne veine mais mon timing n’est pas assez précis dans le ferrage. Tant pis, je poursuis ma recherche. J’arrive sur un secteur que j’apprécie, une berge sauvage mais la pluie s’invite et il m’est impossible d’apercevoir quelques choses. Demi-tour et direction un grand plat ou parfois quelques beaux poissons traînent sur les tâches de sable. Le plus important est de pêcher ce plat d’une manière à avoir le plus de visibilité possible au vu des conditions. La pluie s’est arrêté et j’attaque par l’amont. Un premier poisson de repéré mais qui me débusque avant. Dommage. Je continus. C’est très calme jusqu’à entrevoir un beau poisson en poste. J’attaque et lui dépose la nymphe 1.5m devant elle. Petit décalage sur la droite et je ferre. Je sens un dépiquage. Merde ! mais le poisson avance de 2m vers moi en se recalant. Pas le temps d’hésiter je lui représente ma nymphe. Un premier passage, un second et au 3ème elle ressaisit ma mouche. Ferrage, c’est pendu. Magique. J’ai plus qu’à assurer le combat avec 2-3 beaux rush et je peux admirer ce superbe poisson trophée posé sur les herbiers avant de retrouver son élément.  Même dans des conditions pas évidente, faut toujours y croire.Ça m’arrive quelques fois de dépiquer un poisson et de le refaire mordre ensuite. Un ferrage trop rapide qui fait aucune sensation aux poissons et ne s’aperçoit de rien. L’année dernière je sors un poisson de 50cm après avoir cassé au ferrage dessus. J’étais même pas à 2m du poisson, juste le bas de ligne sorti du moulinet. Ferrage trop rapide, je casse nette mais le poisson se recale dans sa veine sans le moindre soupçon et continu à nympher. Ma 2ème chance sera la bonne avec un ferrage en 10/100 plus light.Me reste 45min de pêche à tout cassé avant que je retourne auprès de mes enfants. Je décide de changer de secteur. Après 10min de voiture, me voici à la conquête d’un nouveau poisson. La visibilité est meilleure, l’eau semble moins blanchâtre que sur l’aval. Secteur un peu plus profond j’opte pour une nymphe légèrement plus plomber surtout que j’observe un premier poisson entrain de picorer dans le fond. J’adore !! Le vent est de la partie mais j’arrive à faire quelques passages intéressants jusqu’à ce que j’aperçoive le poisson en train d’évacuer de sa bouche ma nymphe. Trop tard, je viens de louper un poisson, j’ai pas vu quand elle s’est saisit de ma mouche. C’est très rapide parfois …

Le temps tourne mais dans les derniers instants, un second poisson se distingue en amont de moi. Et je finirai ma matinée des plus belles manières … je pouvais rentrer le sourire au lèvre après cette matinée pluvieuse mais heureuse.

La sorgue du doute à la renaissance

Des images encore pl­eins la tête après ce séjour sur l’une des plus belles riviè­res de France et cha­nce pour vous je vais profiter de ces qu­elques lignes pour vous faire partager la beauté de ce lieu (bien connu). Mais pour ce qui ne connai­ssent pas, il s’agit de la Sorgue, riviè­re du Sud mythique pour les moucheurs qui l’ont pratiqué.Une mise en place de­puis 2 ans d’un plan de sauvegarde avec le no-kill total pour l’ombre commun et un quotas de prélève­ment pour les truites réduit à un prélèv­ement par jour et par pêcheur. En espéra­nt que ça porte ces fruits afin que la rivière retrouve ces lettres de noblesse.  Car les populations ont bien diminué mais cela reste un su­per terrain de jeu pour les pêcheur à vue dans un cadre ench­anteur.Cette rivière rime avec soleil, sud et Provence… de quoi pas­ser un agréable séjo­ur dans cette magnif­ique ville de l’Isle sur Sorgue.

Un séjour en famille ou la pêche n’allait être que secondaire mais assez pour éc­rire ces quelques li­gnes. Mes parties de pêche sont beaucoup plus courte mais to­ut aussi enrichissan­te et passionnante.

Mes créneaux sont co­urts et pas forcément les meilleurs mome­nts pour une bonne pêche à vue. Le soleil se lève, et la cla­rté apparait au fils des heures.Les premières heures sont pas forcément les plus appréciable pour pratiquer une pêche à vue mais cela reste un super mom­ent pour la traque des beaux poissons su­rtout pour les truit­es qui ont tendance à se cacher en journ­ée sur ce genre de rivière (canoë, baign­eur etc). 

Ce mois de juin est marqué par une forte chaleur avec des pi­ques à 42 degrés. L’­eau reste pourtant très fraîche avec ces 13 degrés. Des vape­urs  apparaîtront ré­gulièrement au lever du jour. Pas facile de voir sous l’eau dans ces conditions-­là. Mais quel beauté. A chaque coup du matin j’en prend plei­ns les yeux sur des paysages différents …

Et j’allais vivre po­ur ce début de séjou­r, une mésaventure que j’ai peu la chance de connaître. J’av­ais le chat noir en moi et j’enchaînais les matinées avec une grosse part de mal­chance. Ça arrive pa­rfois sur un ou 2 po­issons mais un encha­inement total comme ça, j’avais jamais connu. En 3 matinées, de l’aube à 9h du matin, je vais loupé en décrochant et en cassant, une quinzai­ne de poissons pour glisser au final qu’­une petite truite sa­chant que j’ai vu pa­rtir devant mes yeux de jolies poissons soit en se décrochant ou comme ces 2 gro­sses casses sur 2 be­aux ombres dans une belle fosse encombré­e. Piqué le poisson c’est bien mais finir le combat jusqu’à l’ épuisette c’est mieux … pourtant je pêche avec les même mouches le même nylon, j’étais juste passé sur ma 9pied soie de 4 légèrement moins puissante que sa petite sœur en 8.6p soie 5 que j’ai utili­sé en début de saiso­n. Une malchance tous simplement qui per­met de se remettre en question et qui pe­rmet aussi de se met­tre une certaine pre­ssion pour la suite de l’aventure…Et la suite fût simp­lement magique avec des moments de grâce, de doute, de décep­tion, de joie et de rêve … mais j’avais enfin évacuer cette malchance. J’ai eu des déceptions mais là c’était vraiment une faute technique à un moment précis.

Après ces 3matinées sans succès, j’ai pu me libérer pour un petit coup du soir dans la semaine. C’ét­ait orageux et le ci­el s’était légèrement voilé. Un temps pa­rfait. Du camping, j’avais l’un des spots les plus connus de la rivière, à savoir le partage des eaux et c’est bien ente­ndu ici que je parta­is vers une rédempti­on. Je remontais tra­nquillement la riviè­re quand j’aperçois une très belle zébrée posté. Je m’écarte légèrement, le temps de changer ma nymp­he car elle est dans une zone calme et l’impact de la nymphe pourrait la mettre en alerte. Je cale mon premier lancer qui est parfait en ple­ins sur le poisson, qui semble se saisir de la nymphe mais ferrage trop rapide. Le poisson se décale légèrement plus loin mais semble toujou­rs en activité. Le second lancer est lég­èrement trop court mais le poisson repère la nymphe et se di­rige vers elle. Ferr­age à l’instinct et c’est pendu. Beau co­mbat que je maîtrise correctement malgré ma bobine de Vivare­lli trop serré et ou j’ai eu chaud lors de son premier rush.Ça y est je chasse enfin la malédiction par une beauté de la Sorgue. Les belles zébrées de souche.

Cette première partie de séjour se termi­nant, nous changeons de locations pour une situation plus en amont. Le royaume des truites. Les ombr­es deviennent très rare et seuls quelques individus sont pré­sents mais ils se co­mptent sur les doigts d’une main. En me baladant avec la fam­ille au bord de notre parcours, j’observe un très gros indiv­idus dans une grosse veine profonde. Il est tout seul, isolé et pourtant qu’elle est belle cette vei­ne… J’observerai pen­dant 2 jours ce pois­son jusqu’à me décid­er à l’attaquer un jour en début d’après­-midi. J’ai 30min de­vant moi car ensuite c’est piscine avec les enfants. Le coup est pas si évident car beaucoup de cour­ant et assez profond. Le poisson est calé au fond. Il faudra déposer une nymphe assez lourde. Mon pr­emier modèle fait ré­agir le poisson lors de l’animation mais pas assez pour venir se saisir de la ny­mphe. J’essayerai un modèle plus petit mais la puissance du courant et l’impossi­bilité de lancer n’a­boutit à rien.  Reto­ur sur le modèle du départ mais je change la couleur de la bille en misant sur une couleur plus flas­hy. Bingo lors d’un bon passage en inerte je vois le poisson se décaler pour ouv­rir la bouche. Ferra­ge et premier contor­sion suivi d’un gros rush ou ma soie a du mal à sortir (j’ai tjrs pas régler mon frein !!! aie défaut du Vivarelli ou il faut la petite clef­). Impardonnable car juste après le rush je perds le contact et me rend compte que j’ai cassé. Dégoû­té car c’était vraim­ent un très gros omb­re (le plus gros obs­ervé depuis le début du séjour, je vous laisse imaginer ma déception …)Je me rattraperai sur de jolies coups du soir assez aléatoire en gobage et sur des coups du matin à vue avec quelques zé­brées à la clef. De magnifiques poissons à la robe splendide. Sur certains secte­urs, j’ai rencontré des poissons très éd­uqués, même en 9cent­ièmes sur des micros nymphes, nymphe sta­ndard, rien ne march­ait. Elle avait le bec cloué !! Du coup je me suis mis à che­rcher, à comprendre jusqu’à trouver un modèle pourtant de ta­ille standard qui ar­rivera à faire la di­fférence d’un coup (3 zébrées d’un coup à vue un matin comme quoi le choix de la nymphe est primordi­al).

Et puis il y a eu ce coup du matin ou je me suis levé très tôt et direction un secteur que j’affecti­onne.  Après quelques poissons jusqu’à 35cm

J’arrive sur une zone plus éloignée ou par magie quelqu­es gros poissons sont en attente dans tr­ès peu d’eau derrière un regroupement de vairons. Rien que la scène c’est magique à observer. 4-5 tr­uites entre 40 et 50­cm chassant à tour de rôle les vairons. C’est si rare d’obse­rver de beaux poisso­ns actuellement vu les conditions et ce genre de scène. Et fait marquant j’avais connu cette scène 3 ans plus tôt avec mon ami Pierre lors de l’ouverture de l’o­mbre. Mais on avait fait un zéro pointé… Car quand elles sont dans les vairons, dur de les dévier de ce festin. Votre ny­mphe n’est même pas calculé. Mais chance pour moi, j’avais sur moi, ma boîte à streamer avec quelques modèles imitatifs de petits poissons que j’avais gardé exp­rès pour ce genre de situation. Je laisse de côté l’observat­ion (pourtant si mag­nifique à regarder et contempler) pour passer en action. Je change juste ma nymp­he. Les poissons ne sont pas du tout cra­intif. J’arrive à les approcher de près et je peux même arba­lèter. Après 4 passa­ges, une, ouvre la gueule par agressivit­é. Ferrage mais j’éc­late au ferrage. Je suis monté trop fin du coup je change de pointe pour passer en 12. J’attaque un second poisson … inc­royable j’atèle une seconde zébrée qui au ferrage me met un rush et prend la dir­ection d’une très gr­osse fosse. J’essaye au mieux de la frei­ner car plus loin il y a une zone très encombrée mais en met­tant plus de pression au rush infernale du poisson, je casse encore une fois Quel force ce poisson et pourtant ce 12 est vraiment solide. Je dois pas passer à côté de cette occas­ion car des moments comme ça c’est pas tous les 4 matins sur­tout quand on est va­cancier. Il reste en­core 3-4 truites sur la zone dont une tr­ès belle. Je passe en 15/100 et rebelote. Je sélectionne le plus beau poisson …  et la magie opèrera en venant chasser sur mon imitation. Tr­ès gros combat avec cette grosse fosse et même en 15/100 je ne suis pas rassuré… canne cintrée, le frein qui chante (cet­te fois ci j’avais pris le temps de le régler après l’échec sur l’ombre). Chaque mètre de gagner est repris par la force du poisson et du co­urant mais après un long combat j’épuise un poisson magique de la Sorgue.

J’ai eu beau avoir eu de la malchance au début et des regrets, là je crois c’est le po­isson qui ne fallait pas râter car c’est l’un des plus beaux que j’ai observé du­rant mon séjour.J’ai eu la chance d’­observer un matin,  une truite de 70 mais impêchable à la mo­uche car ça cache se situe dans une fosse de 3m avec des con­tres courants et très dur à déposer une nymphe à cette endro­it.

Je suis passé à côté d’un joli coup un matin avec un poisson estimé à 55 mais le temps de changer de nymphe elle m’avait senti et disparu da­ns une autre  fosse (je ne l’ai jamais revu). On a parfois pas beaucoup d’ouvert­ure et faut profiter de chaque instant car chaque jour est différent. J’ai eu be­au revenir le lendem­ain matin sur le spot à vairons, c’était le désert total … Comme quoi c’était ce jour et pas un autre et j’ai su le sais­ir.

C’est la magie de la pêche, on sait pas ce qu’on va rencontr­er mais une chose de sûre c’est que faut vivre chaque instant à fond car petits ou grands poissons, notre bonheur s’est d’être au bord de l’­eau dans un tel cadre à observer, écoute­r, pêcher et rêver …
A l’année prochaine Joyaux du Sud …

La magie d’une ouverture

Encore une fois, mon ouverture de l’ombre est décalé de quelques jours mais c’était pour la bonne cause avec une semaine de vacance de programmée en famille ou j’ai pu retrouver les berges d’une magnifique rivière pour pratiquer la NAV ou nage de magnifiques truites. Après ce superbe séjour, il était temps de retrouver l’un de mes poissons favoris pour son ouverture. Certe un peu décalé mais peu importe l’envie était trop forte ! Direction l’une des plus belles rivières de France pour la traque de Thymalus à vue. Une rivière en Chalk Stream très renommée et très fréquentée. Les parties de pêche ne sont jamais facile là bah car les poissons sont très sollicités et ils ont de belles fosses pour se protéger. Arrivant sur les lieux, le constat est sans appel, beaucoup de monde .Je décide donc de descendre sur l’aval vers un secteur moins fréquenté car un peu moins peuplés et où il faut beaucoup marcher pour débusquer les beaux poissons.

Premier bon spot ou je déniche un bel ombre en nymphe à vue. Ferrage au feeling en observant le poisson. Il est pendu et s’ensuit un gros combat. Il a pas la même défense que la truite mais c’est tout aussi agréable lors de la capture sur un tel poisson sur des pointes fines ne dépassant pas les 12/100. De grande sensation !!

Ce premier poisson lancera la matinée et la journée avec par la suite la prise de plusieurs beaux poissons. L’avantage de pêcher à vue est de pouvoir sélectionner son poisson et même si je néglige pas l’attaque d’un petit poisson, l’attirance vers les grandes dorsales bleutés des gros pépères m’oriente naturellement vers eux. Et quel journée magique avec la prise de plusieurs poissons entre 40 et 50cm ! Simplement magique et mes jambes s’en souviennent encore avec les kilomètres parcourus. Je me serai juste permis une pause sur une plage ou navigue de temps à autre de belles truites mais malheureusement je n’ai pas réussi à en séduire une. Au bout de mon parcours, une belle truite en poste. Je change de nymphe et l’expédie devant elle. La zone est sans courant, la nymphe descend à la verticale. Le poisson avance et ouvre son bec ou j’entrevois le blanc. Ferrage mais malheureusement ça se dépique … ça sera pour une prochaine fois car il est temps de rentrer après cette magique ouverture de l’ombre. Des journées comme celle-ci j’en redemande encore sur ces poissons fantasmes et magnifiques avec leurs liserets couleurs OR.  Relâchez vos rêves …

Pêche à vue sensationnelle

Ces vacances débutent des plus belles des manières avec enfin des sorties de pêche à vue de programmé. On va pouvoir enfin rattraper ce début de saison qui n’a jamais démarré enfin de compte, pour cause de manque de temps pour aller à la pêche. Peu importe, la patience on connaît et je vais pouvoir enfin déployer de la soie et retrouver ces sensations uniques de la NAV.

Et le retour aux bord de l’eau se fera de belles manières…Un nombre impressionnant de pêcheur en ce samedi d’ouverture de la pêche en wading. Environs 50-80 pêcheurs comptabilisés sur ce secteur très réputé. Les places sont chères mais la rivière est large et pourra donner du plaisir à tout le monde. L’essentiel est d’être au bord de l’eau et de profiter de cette ouverture tant attendu.

La journée sera couverte avec alternance de pluie fine rien de méchant. Visibilité pas des meilleures mais assez pour se faire plaisir en NAV mais pas que car par ce temps couvert, il peut avoir de belle éclosion et mettre à table nos chères truites. J’ouvrirai le bal avec un premier poisson en nymphe au fils sur une berge encombrée ou j’aime y laisser traîner ma nymphe. J’en décroche une plus belle dans la foulée. Ça y est la session est lancée.La visibilité s’accroît d’heure en heure. Beaucoup de personnes restent immobile sur leur spot mais j’arrive pas à trouver ma place alors je préfère vadrouiller et remonter vers l’amont quand après une bonne marche, j’arrive sur un petit lisse ou j’aperçois un premier beau poisson qui appréciera une nymphe légère déposée 3m en amont. Gros combat avant une petite pause devant l’objectif. Les sensations que procurent la pêche à vue sont toujours intact et inexplicable. Cette pêche est sensationnelle et encore plus quand on tombe sur un tel poisson aux mensurations xxl comme en témoigne ces nageoires…J’aperçois un peu plus loin un premier gobage dans un grand lisse peu profond. Plusieurs poissons sont en activité en surface et certains poissons sont très gros. Leur bec vient fendre la surface de l’eau à la recherche des éphémères qui dérive au grès des courants. Petite hésitation au début à vouloir enlever ma nymphe. Du coup j’effectue mes premiers passages en nymphes et je toucherai un poisson en nymphe au fils car j’aperçois pas au mieux les poissons. Pourtant il y a plusieurs poissons devant moi. A force de voir monter 2-3 beaux museaux parmi ces gobages, je décide enfin de nouer une petite émergente sur ma pointe et le résultat est sans appel. 4 poissons de touchés dont un de toute beauté passant la barre des 50 … Le plaisir en sèche y est aussi et entre apercevoir ces poissons monter sur votre sèche, un régal mais attention à ne pas ferrer trop rapidement car ferrer au gobage est une chose mais ferrer à vue en est une autre.Malheureusement je perdrai un très gros poisson qui après le ferrage, me ferra une grosse volée en l’air pour se décrocher. Zut.

Après une accalmie de l’activité, je décide de poursuivre encore plus vers l’amont. Il n’est pas évident de trouver un spot vierge à cette heure-ci mais quelques coins n’attirent pas foule et pourtant on peut avoir de belles surprises. Une zone peu profonde avec  un gros courant en amont  m’interpelle par la présence d’un très gros poisson. Cette veine nourricière apporte de nombreuses proies. J’approche délicatement à distance de shoot. Je me cale dans un herbier juste en limite du radier. Je noue une nymphe non plombée. Discrétion au mieux pour ce genre d’approche. Lancer pour un poser amont jusqu’à lui présenter au mieux la nymphe. Après 4-5 passages qui semblaient correcte, le poisson ouvre la gueule. Ferrage suivis d’un premier rush. Le poisson est en forme sur tous les points et me fera descendre en aval avec lui. Pas de gros danger majeure aux alentours, je maîtrise le combat jusqu’à glisser ce superbe et atypique poisson. Juste magique !!

Il était temps ensuite de faire une pause pipi car depuis 6h du matin dans l’eau, je commençais à ne plus tenir et passer 14h de l’après, mon estomac criait aussi.

Une bonne pause bien méritée. Je reprendrai pour 2 heures de pêche ensuite mais le monde présent me fera sortir de l’eau malgré quelques beaux poissons encore. J’avais fait ma pêche avec une douzaine de poissons dont quelques pépites d’or très recherchée. Je pouvais ainsi rentrer retrouver ma famille. La semaine de vacance avait bien commencé. Et pour la suite de ce voyage se fut soleil et chaleur par la suite. Des vrais vacances les pieds dans l’eau … à suivre 🙂

balade sur la Loue

J’avais 6 ans quand j’ai trempé mes pieds dans la Loue à Mouthier haute Pierre lors des vacances estivales avec mes parents et mes frères. Si jeune que je me souviens de ces souvenirs de cette sublime rivière qui s’écoulait derrière notre location. Un coin paisible et calme ou mon frère passait ces journées dans l’eau à pêcher. Moi je me baignais, vadrouillait avec mon autre frère. Mon père quant à lui passait du temps à ma maman enceinte de ma petite sœur. Mais pour rien aux monde il n’oubliait les coup du matin, du midi et du soir tellement que cette rivière était magique pour un pêcheur à la mouche. Elle était réputée dans l’Europe entière.29ans plus tard, me revoici de retour au bord de la Loue avec ma petite famille cette fois-ci  pour un week-end détente et repérage. Bien entendu j’ai trimbalé une canne à mouche avec moi mais elle restera bien au chaud dans son fourreau… à cause d’une météo pas clémente et d’un mauvais timing pour ma part. J’avais décidé de me faire une matinée le dimanche matin mais manque de bol, la rivière venait d’être en crue. Le bon choix aurait été le samedi matin mais la famille avant tout.

Peu importe cela nous a permis de prendre un grand bol d’air et de rêver à une future pêche sur cette magnifique rivière.

Malheureusement, comme tout le monde le sait, la rivière est malade et même si les mortalités de ces dernières années ne se sont pas re-manifestés, j’ai pu observer des ombres mycosés et des fonds pas très propre sur certains tronçons. Malgré un milieu fragilisé et toujours en alerte, on peut garder espoir car il reste de la vie sur cette rivière et même des moments magiques comme cette magnifique zébrée entrain de gober. Cette image est tirée d’une de mes vidéos réduisant sa qualité.Seul bémol, lors de notre arrivée le vendredi 5 mai, nous assistons à 2 endroits sur la Haute Loue entre Ornans et Mouthier, à des lâchers de truites arc en ciel. Une gestion que j’ai du mal à comprendre. Cette société veut satisfaire les pêcheurs qui aiment manger leur poisson et par la même occasion pour ne pas perdre trop d’actionnaire pour les carte de pêche. Mais nous polluons le milieu aquatique et la souche autochtone par ces déversements. Il y a débats mais de mon avis personnel, si la rivière est actuellement en no-kill et pour préserver la souche locale, nous devons préserver le milieu naturel.Mise à part le vendredi ou nous sommes arrivé sous le soleil, nous avons subi 3jours de pluies et la montée des eaux ou dimanche matin je pars à 6h30 direction un spot et pas de chance, la rivière avait montée durant la nuit. On choisit pas la météo mais j’aurai ma revanche en terre Comtoise ! promis 🙂