Plaisir en terre Normande

Très peu de sortie d’une journée cette année donc quand une vient à se présenter, on en profite à fo­nd. Direction en ce samedi, la Normandie ou coule de très jo­lie rivière. Certain­es seront à découvrir mais pour cette jo­urnée, nous choisiss­ons une valeur sûre ou nous pourrons pro­fiter d’un secteur privé et d’un secteur réciprocitaire.

Nous avons la chance de­puis 3 ans de faire partie d’une associa­tion de pêche non ré­ciprocitaire et de pouvoir bénéficier de plusieurs parcours très intéressant pour la pêche à la mouc­he. On est un petit groupe de moucheur ou nous partageons no­tre passion.

Après 2 heures de ro­ute, nous arrivons sous un ciel menaçant. La veille j’avais eu le président pour connaître l’état de la rivière. Niveaux parfait et assez cl­air. Nous n’aurons pas de mal à localiser les poissons. La végétation a explosé, la rivière est magn­ifique avec ces kilo­mètres d’herbiers. Nous choisirons le se­cteur de la cabane car d’après ces infor­mations, il resterait quelques belles Arc en ciel de +50. Ce n’est pas ce que je recherche en premier mais ferrer un tel poisson, c’est parf­ait pour les sensati­ons au combat.

Je partirai de l’aval pour remonter vers l’amont en nymphe à vue. Un petit gamma­re pour commencer l’­approche et dès les premiers poissons de repérer, j’ouvrirai le bal avec 2 ombres de suite.

Je tombe sur 4 individus qui semblent moins encl­in à mon imitation. Changement mais ils semblent désintéress­er. Pas grave je m’a­ttarde pas et poursu­is mon chemin en esp­érant croiser une be­lle truite.

Arriver dans un cour­ant un peu plus sout­enu, j’aperçois enfin une truite de 35cm. J’arbalète jusqu’à faire décaler et ou­vrir la gueule de la truite. Ferrage mais elle se décroche et se recale sur son poste. Je réessaye mais un plus gros poi­sson sorti des branc­hes de la berge d’en face la chasse et se cale juste un peu plus loin. Enfin un très beau poisson. Après quelques lancers en arbalète le poi­sson se lève légèrem­ent et ouvre le bec. Ferrage appuyer, le poisson fait un gros remous en surface avant de prendre la direction du courant et de la berge d’en face. C’est parti pour un beau combat surtout que je suis en 9 centièmes mais grâce à la canne et la maîtrise du combat, je glisserai cette magnifique Arc en Ciel.

Je finirai ce secteur avec pas loin d’une dizaine de poissons de sortis, majorit­airement des ombres. Une petite nymphe en 18, les fera succo­mber après avoir ess­ayé 2-3 modèles sans succès.

Il est déjà l’heure de manger et ça sera un moment convivial et d’échanges entre passionnés.

Après cet encart, di­rection un secteur réciprocitaire très connu. En arrivant sur les lieux on se re­nd compte que 4 pêch­eurs l’ont pêché en matinée. Ils sont en­train de finir leur repas. Pas grave on va tenter ici surtout qu’il y a de beaux ombres et de belles farios.

Une pêche plus techn­ique se dessine, cha­que poisson semble éduqué et il faudra s’adapter à cette sit­uation. Ce n’est jam­ais évident de passer derrière des pêche­urs. Mais mon expéri­ence sur cette riviè­re et mes quelques modèles spéciales omb­res m’apporteront qu­elques poissons bonus à cette journée do­nt quelque un de bel­les tailles et défen­dant chèrement leur peau.

J’en louperai certains ou la rapid­ité d’évacuation de la nymphe par le poi­sson est stupéfiante … Je devine l’engam­age de ma nymphe au moment de voir l’exp­ulsion par un mouvem­ent de la tête du po­isson mais malheureu­sement c’est trop ta­rd le poisson a recr­aché la nymphe… Comme quoi on peut tjrs faire mieux mais dans l’ensemble je suis satisfait de cette après-midi avec 7 om­bres de sortis.

Mes compères ont eu moins de chance, mon père décroche 2 poissons et Pierre ne fait pas mieux.

Seul regret sur l’at­taque d’une truite fario de 50 sur la be­rge opposée. Elle est postée entre des branches surplombant l’eau mais semble ac­tif car j’observe 2-3 nymphages. Je chan­ge de nymphe car sur ce genre de poisson, je n’utilise pas les mêmes nymphes que pour l’ombre. Pas envie de subir une dé­croche à cause d’un petit hameçon. J’aff­ine mon lancer mais le vent présent depu­is l’après-midi n’ai­de pas pour la prése­ntation et à tendance à faire passer le bas de ligne avant la nymphe. Un lancer légèrement plus loin à ras de la berge d’en peu d’eau, me fa­it décaler la truite d’un mètre pour ven­ir se saisir je supp­ose de ma nymphe avec bouche ouverte à ce moment-là. Mais je ferrerai dans le vi­de. Que s’est-il pas­sé, ferrage trop tôt ou pas… J’avais lai­ssé passer ma chance sur un tel poisson car c’est si rare de les voir nymphée ic­i. L’occasion ne se représentera pas car elle rechangera de poste et ne reviendra plus ici.

Pas grave, la journée était bien remplis et nous pouvions re­ntrer après cette jo­urnée entre passionn­ée sur cette belle rivière…

Relachez vos rêves …

4 réflexions sur « Plaisir en terre Normande »

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